par Eorl le 11 Juin 2008 15:06
Bon ben vu que cece a fait une petie pause hier, je vous propose un petit copier coller
La Suède s'offre le tenant du titre
Confrontés au bloc grec en première période, les Suédois ont forcé la forteresse après la pause. Deux réalisations d'Ibrahimovic et de Hansson ont permis aux Nordiques de démarrer l'Euro sur une victoire probante (2-0). Les Grecs peuvent regretter leur manque d'audace offensive.
La Grèce est championne d'Europe en titre. Le mémo vaut pour ceux, nombreux, qui auraient occulté le sacre hellène de 2004 au Portugal. Il vaut aussi pour tous ceux qui ont assisté à la rencontre face à la Suède, victorieuse (2-0). Comment imaginer que ces Grecs, lents, empotés avec la balle et avares de la moindre offensive, avaient pu mettre le Vieux Continent à leurs pieds il y a quatre ans ? Certains diront que l'imposture a fait long feu. Les autres avanceront plus simplement qu'il s'agit d'un juste retour à la normale. La Grèce est d'ores et déjà dans de sales draps. Ils étaient peu nombreux à croire en ses chances avant le coup d'envoi ; ils sont encore plus rares après ce camouflet.
Longtemps très pénible pour les (télé)spectateurs, ce match, joué dans la foulée d'Espagne-Russie (4-1) au lendemain du somptueux Pays-Bas-Italie (3-0), rappelle combien le couronnement grec avait heurté les amateurs de beau jeu. Mais au regard d'un début d'Euro favorable aux équipes audacieuses, deux ans après une Coupe du monde où s'étaient bien exprimées les équipes à fort coefficient technique, on en finirait par se demander si le coup de bambou grec de 2004 n'a pas finalement servi d'électrochoc salutaire.
La recette était périmée
Cette entame d'Europe révèle en tout cas terrible pour les têtes couronnées, vingt-quatre heure après le crash italien. Bien évidemment les symptômes ne sont pas les mêmes. La Squadra a sans doute payé le contrecoup de son Mondial ainsi qu'une préparation probablement un peu juste ; la Grèce paie, elle, une insuffisance de talent. Tout simplement. Au fond, un simple coup d'oeil physionomique aurait dû suffire à nous alerter. La chevelure argentée du gardien, Nikopolidis, renvoyait à une évidence : par rapport à 2004 la Grèce a quatre ans de plus. Et déjà au Portugal, elle était, disons, très expérimentée. Face à la Suède, la sélection de Rehhagel a très largement fait son âge.
Les Grecs ont pourtant cru pouvoir servir le même cocktail : défense blindée, entrejeu musclé et attaque d'épiciers. Rois du trompe-l'oeil, les tenants du titre se sont aussi appliqués à faire mentir les chiffres : près de 60% de possession, 391 passes réussies contre 271 certes, mais dont les trois-quarts dans leur propre camp au point de s'attirer les sifflets du public, dés la demi-heure de jeu. Fort heureusement, cette avarice d'un autre âge n'a pas payé face à une Suède dynamique, bien sauvée, il est vrai, par l'ouverture du score d'Ibrahimovic marquée du seau de la classe (une-deux avec Larsson frappe sans contrôle dans la lucarne, 1-0, 67e) avant le KO signé Hansson cinq minutes plus tard. Comme on pouvait s'y attendre, la Grèce devra montrer bien davantage qu'au Portugal pour exister. Mais en est-elle vraiment capable ?